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Paris Cocktail Festival 2015

Quatrième édition déjà pour le Paris Cocktail Festival qui, cette année, voit plus grand et s’installe au Carreau du Temple mais ne renie en rien sa mission initiale : offrir le seul événement à la fois grand public et pro. C’est le dimanche 10 mai, et il faut y être.

Si vous êtes passés les années précédentes, vous connaissez la formule :

·      Ateliers proposés par certaines des meilleures marques du marché.
·      Bars éphémèresle public apprendra de la main des meilleurs barmen à réaliser un cocktail classique et une créa de l’établissement. Du beau monde cette année encore (Candelaria, Redwood, Bâton Rouge, Sherry Butt, Le Syndicat, Copperbay, El Merkado) et, pour la première fois, un bar étranger : Bijou, d’Anvers.
·      Des conférences données sur des sujets variés par des experts reconnus. Il y a des thématiques pro et d’autres choses bien plus larges. On pourra y entendre des personnalités comme Franky Marshall, Julien Escot, Leonardo Leuci, Olivier Bon, Mauro Mahjoub ou encore Ben Belmans. Et moi aussi d’ailleurs, plus de détails très vite !
·      L’exposition vintage sur l’art du cocktail sera cette fois-ci agrémentée d’un coin bistrot début de XXe siècle.
·      Les finales en individuel et en équipes des Trophées du Bar 2015
·      …et quelques surprises.

Rendez-vous immanquable, sympathique et ludique. Pour tous les détails, voyez le site et suivez la page Facebook.

L’entrée coûte 10 euros (billetterie en ligne disponible). Accréditation pro et presse disponibles.

A dimanche ?   

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

*

François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.



101 Cocktails: Dry Martini

Le Dry Martini a bien entendu une place d'honneur dans '101 Cocktails', mon nouveau livre qui sort aujourd'hui. Voici en exclusivité le texte de la fiche que je lui consacre. J'espère qu'il vous poussera à découvrir les cent autres...

Le Dry Martini est le plus élégant des cocktails. La seule forme de son verre triangulaire suffit à l’évoquer. Cocktail icône, cocktail des icônes : le Martini, c’est Grace Kelly chez Alfred Hitchcock, c’est Bette Davis dans Eve, c’est James « agité, pas remué » Bond, c’est Luis Buñuel qui y dédie un page de ses mémoires. Mais pourquoi ? Rien ne semblait prédestiner à un tel succès ce produit de la rencontre fortuite entre une bouteille de gin anglais et un vermouth français dans un bar quelconque de la fin du XIXe siècle.

Peut-être doit-il sa popularité à cette transparence qui lui donne un air de pureté. Ou alors, c’est dans la beauté de son verre que le secret réside, que l’on préfère celui auquel il a donné son nom ou les splendides Nick & Nora (du nom des très éthyliques protagonistes du film L’introuvable de 1934). Serait-ce son air innocent quand il est porté aux lèvres d’une diva du muet ? On peut aussi chercher la réponse en bouche.

De fait, ce cocktail sec, mais aromatique, a le même impact sur vos papilles qu’un bâtiment Art Déco sur vos pupilles. Mais je m’emporte. Ce n’est pas pour rien que H.L. Mencken le considérait comme « la seule invention américaine aussi parfaite que le sonnet ». Ne vous fiez tout de même pas à ses airs poétiques. Dorothy Parker, qui en savait un rayon sur les vers comme sur les petits verres, nous avertissait déjà de ne pas en prendre plus de deux, au risque de se retrouver sous la table... ou sous l’hôte. Pourtant, à son époque, pas de démesure : un Dry, c’est 4 doses de gin pour 1 de vermouth. Churchill se contenta du gin. James Bond lui préféra la vodka. Triste destin : de nos jours, commandez un Martini et vous risquez de recevoir de l’éthanol glacé. Dans ce monde de brutes, il est plus que temps de revenir au vrai Dry Martini. Voire même d’essayer la version originale, publiée (à Paris !) en 1904 : moitié gin, moitié vermouth. Fort et délicat à la fois : un vrai délice. 

* 50 ml de Gin,
* 20 ml de Vermouth sec
* 1 trait de bitters d’orange
Préparer au verre à mélange. Servir dans un verre à martini et garnir avec une olive et/ou un twist de citron.

Extrait de '101 Cocktails', de François Monti, reproduit avec l'aimable autorisation des éditions Dunod.
Plus d'info sur '101 Cocktails'.

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

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François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.



101 Cocktails est presque ici

Dans une semaine très exactement, mon nouveau livre sera chez tous les bons libraires. Je pense que tous les lecteurs de Bottoms Up en apprécieront le contenu.

Pour en savoir un peu plus, c'est par ici. Et si vous ne pouvez pas attendre et souhaitez le précommander en ligne, c'est ici.

Merci de votre soutien!

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

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François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.



El Pan American Clipper

La semana pasada estuve en el 1862 Dry Bar de Madrid para preparar algunos tragos con absenta, menos conocidos que los que se suelen hacer en los bares de España. Esta noche dedicada al hada verde coincidía con los cien años de la entrada en vigor de la prohibición de la absenta en Francia. La verdad es que solo se trataba de una excusa para juntarse con amigos y pasarlo bien con un destilado que merece la pena – ya lo habíamos hecho el año anterior, y si hay suerte también lo haremos el que viene.

Siempre me desconcierta ver las reacciones que provoca la mención del absenta. Otra vez este año, mucha gente no quiso saber nada sobre los cócteles que presentábamos: bastaba con saber que llevaban algo, tan siquiera tres gotas, de absenta, para crear rechazo. Sencillamente, es porque han colado en el inconsciente colectivo muchos mitos que conviene desmontar en cuanto antes – tampoco ha ayudado mucho que, aunque nunca se prohibiese la absenta en España, las variedades locales son a menudo de pésima calidad.

Próximamente, desvelaré un poco más sobre la historia real y las calidades concretas de este destilado en una revista muy ñam ñam. Por ahora, me limitaré en insistir sobre tres puntos concretos:

  • No se enciende la absenta en un terrón de azúcar (es un método para vender porductos malos).
  • La absenta de producción oficial nunca ha vuelto loco a nadie, ni anteayer, ni ayer, ni hoy.
  • Consumida de manera responsable (con mucho agua o en cócteles), la absenta no es tan fuerte como puede parecer.

De los 5 cócteles (más unas cuantas improvisaciones) que propuse la semana pasada, uno de los que más gustó fue el siguiente:

Pan American Clipper

Detrás de este nombre, un cóctel muy sencillo: es un Jack Rose con una cucharadita de absenta. Como el Greta Garbo (un Daiquiri con dos dashes de absenta), viene a enseñar que un poco basta para cambiarlo todo con mucha sutileza. La receta viene de uno de mis libros preferidos, el Gentleman’s Companion, de Charles H. Baker Jr., amigo de Hemingway, hombre de mundo y gran viajero obsesionado por la buena mesa. Escribió unos cuantos libros de cocina y de coctelería y se encargó durante varios años de temas gastronómicos para Esquire, Gourmet o Town & Country. Mi modelo, vaya. Baker nos explica que encontró el Pan American Clipper en los apuntes de un amigo piloto – lo que es lógico ya que es el nombre de un servicio de hidroavión inaugurado en el 1931 que podía llevarte hasta el Caribe, Brasil o incluso Polinesia. Cuando viajar todavía tenía encanto…

* 60 ml de calvados
* 15 ml de zumo de lima
* 15 ml de granadina de calidad (o sustituir por jarabe de azúcar y un par de dashes de granadina mala para el color...)
* Cucharadita de absenta
Prepara en coctelera con hielo, servir en copa cóctel y decorar con un twist de lima        

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

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François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.



Watergate? Sauternesgate!

Dans la France moderne, il n’y eut qu’une seule véritable prohibition d’alcool et on l’aurait peut-être évitée si l’industrie du vin n’avait pas tant appuyé les forces hygiénistes et moralistes. Il convient de ne jamais l’oublier lorsque ceux qui devraient pourtant être nos alliés objectifs ouvrent leur gueule pour se plaindre d’un nouveau délire prohibitionniste à l’Assemblée nationale. De fait, cela explique parfaitement pourquoi ils utilisent toujours les spiritueux (surtout les moins ‘nobles’) comme repoussoir. A terme, comme je l’ai déjà mentionné, le lobby du vin est le principal ennemi du vin.

On savait déjà aussi que ce mépris pour tout ce qui n’a pas (à leurs yeux) la noblesse du patrimoine et du travail-des-vignerons-qui-sont-l’âme-de-ce-beau-pays n’était pas juste dicté par des considérations bassement commerciales. Il est aussi profondément idéologique. Rien ne l’illustre mieux que les réactions à la tentative désespérée et sans doute vouée à l’échec de renflouer les comptes de certains producteurs de sauternes avec le So Sauternes (un mélange de mauvais sauternes que personne n’aurait de toute façon bu avec du Perrier, que l’on nous annonce déjà, c’est drôle, comme « cocktail tendance de l’été »). On a entendu parler de barbarie, d’attaque contre la civilisation et la culture de la vigne – peu importe, au passage, qu’en Grèce antique, la pratique barbare consistait justement à ne pas diluer son vin (et pas, il faut le souligner, parce qu’il était mauvais).

©So Perrier-ARMELLE KERGALL

©So Perrier-ARMELLE KERGALL

Personnellement, si je veux du vin coupé à l’eau, je bois un vermouth au soda. So Sauternes n’a d’autre importance que ce qu’il aide à dévoiler. Le plus bel article consacré au sauternesgate est signé Nicolas de Rouyn, parti en envoyé spécial en territoire ennemi : un bar branché (gasp) du XIe. Il en profite pour étaler son ignorance crasse et satisfaite pimentée d’un brin de sexisme très vieille vigne. De cette dernière accusation, il se défend (« je n’ai fait que la décrire : c’est une fille et elle est blonde »). Oui, bon : il n’a pris la peine de noter que les signes extérieurs - c’est, je cite, une petite blonde qui aurait à peine l’âge de boire – plutôt que les détails de sa trajectoire professionnelle (il en aurait fait de même avec un jeune sommelier de 25 ans, pas vrai ?). « C’est une barmaid, comme tant d’autres », conclut-il – le choix du terme et son maid à opposer au man des hommes, est frappant, mais on vous laissera en tirer les conclusions.

Amanda Boucher - ©So Perrier-ARMELLE KERGALL

Amanda Boucher - ©So Perrier-ARMELLE KERGALL

Evidemment, Amanda Boucher, car c’est d’elle qu’il s’agit, a travaillé, du groupe ECC à Pasdeloup en passant par La Candelaria, dans les meilleurs bars parisiens et est une professionnelle reconnue, talentueuse, qui sait ajuster ses recettes aux besoins de sa clientèle et aux exigences de son brief (de Rouyn la félicite d’ailleurs perfidement pour sa « lucidité » en commentaire). Et, si, comme dans toute l’industrie des services, bien présenter est crucial dans le monde du bar, passé un certain niveau, un joli minois ne suffit pas. Les sous-entendus d’un polémiste qui, par facilité, préfère plaire à son lectorat en jouant sur les préjugés, coincent logiquement dans un monde où les femmes sont de plus en plus aux commandes.

Peu importe, évidemment, pour quelqu’un qui ignore manifestement tout d’un univers qu’il méprise. Après tout, ne déclare-t-il pas fièrement ne boire des cocktails que « quand il n’y a vraiment rien d’autre » ? Nous savons bien entendu tous qu’il y a toujours quelque chose d’autre, et a fortiori dans les bons bars à cocktails qui proposent la plupart du temps un bon vin, une bonne bière à qui ce sent, ne serait qu’un instant, mixophobe. Dans le cas de de Rouyn, cette mixophobie (j’insiste avec ce néologisme qui ne peut que lui plaire) n’est pas affaire de palais : elle est programmatique et, finalement, n’est que reproduction d’attitudes déjà anciennes (voir illustration ci-dessous). Elle se dirige contre une « culture globale » (celle, ricanement, du Mojito à la cachaça) qu’on imagine opposée à la culture traditionnelle et locale (ricanement bis) du vin français. Le cocktail, c’est l’horreur, et les barmen sont des sauvages qui forment l’escadron avancé du turbocapitalisme globalisé.

1930: le cocktail menace déjà la civilisation française...

1930: le cocktail menace déjà la civilisation française...

On connaît un certain nombre de critiques de vin (pros et amateurs) qui ont une culture cocktail et savent de quoi ils parlent. Mais la suffisance, digne d’un cuistre, affichée par Nicolas de Rouyn est partagée par de nombreux journalistes spécialisés (le mot n’a jamais été aussi bien utilisé) vin en France. Qui sont d’ailleurs souvent aussi, faute de journalistes spécialisés spiritueux, ceux qui doivent se coller le rare article cocktail publié par leur journal, sauf s’ils parviennent à le refiler à la (évidemment) correspondante lifestyle. Tellement typique qu'on en rirait presque...

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

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François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.