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Una visita a Merlet

En un panorama competitivo cada vez más abarrotado, si el concurso Sidecar by Merlet logra hacerse notar es por la calidad destacable de sus productos. Con motivo de la final de la edición 2014, tuve la oportunidad de visitar las instalaciones de esta empresa emblemática de una región (la de Cognac) cada día más dinámica.

Como muchas casas de Cognac, Merlet es una empresa familiar que lleva décadas trabajando en el sector. En el centro de su actividad secular, el vino y la destilación (la cadena del Cognac se encuentra divida en varios segmentos, y hasta hace poco, casi ninguna empresa hacía de todo). Hace una quincena de años, el 100% de la producción de aguardiente de Merlet se vendía a Hennessy. Por temas de diversificación y también ganas de emprender, Gilles Merlet, ya había empezado a producir cremas de frutas, empezando con la crema de cassis, tan popular en Francia en aperitivos como el kir. Después de desarrollar esta actividad y comercializar cada vez más cremas y licores, el paso lógico era empezar a añejar, embotellar y comercializar el producto estrella de la región bajo su propia marca en lugar de vender el aguardiente a terceros. Así nacieron los cognacs Merlet.

El cognac se produce de una forma muy específica en un proceso definido de manera muy precisa por la ley. Dejaré su descripción para otro artículo, ya que varía poco de casa en casa. El primer cognac Merlet fue el Brothers Blend, concebido por Gilles y sus dos hijos Luc y Pierre para el uso en coctelería. Es un producto ideal para los bares ya que a su buena calidad, hay que añadirle un precio bastante bajo para un producto equivalente a un VSOP (alrededor de 30 euros). Después de este primer intento, adoptado muy rápido por algunos de los mejores bartenders del mundo, Merlet está sacando ahora mismo un VS, aun más barato y, para el segmento Premium, un “assemblage” (blend) único en edición limitada, el Sélection St Sauvant. También de interés, el Eau de Vigne, un aguardiente de uva no añejada (el pisco de Cognac, por así decirlo…).

Las cremas y licores se producen con fruta recogida madura y macerada en alcohol neutro para extraer todas sus propiedades (la frambuesa conserva algo de su acidez, por ejemplo). Como hay que producir a lo largo del año, la fruta puede llegar a congelarse pero siempre con esmero para no perder en calidad. Si bien el cassis es de cultivo propio, las otras frutas se compran a proveedores que entienden perfectamente los deseos de Merlet. De hecho, cuenta Luc Merlet, le gustaría hacer algunas nuevas cremas pero al no haber encontrado el proveedor ideal, tiene que esperar. Los cítricos vienen de España, para los a quien el patriotismo económico importa…

Todas las cremas y licores de la casa Merlet son excelentes (y no muy caros), pero yo destacaría en particular el brandy de albaricoque (se queda muy atrás la competencia), el triple seco, la crema de melocotón (una autentica maravilla), la de pera y el cassis. En la gama C2 (licores a base de cognac), destaca francamente el de café. Todos estos productos están disponibles en España (o, por lo menos, se supone, ya que hay importador…).

Pero si estuve en Cognac no solo fue para descubrir la destilería y las bodegas, sino también para juzgar a los 5 finalistas del Sidecar by Merlet 2014. Junto con Luc Merlet, la periodista Cécile Cau y Tony Conigliaro, evaluamos un twist de Sidecar y una creación medio libre (se les imponía el destilado base y un licor de la gama Merlet). Ganó el inglés Mike Foster con un Sidecar muy superior a los demás (Trois Citrus Merlet – el triple seco de la casa – infundido con vainilla y sirope de lapsang souchong). El candidato español, Santi Ortiz, del Bobby Gin de Barcelona, también tenia una excelente propuesta, con licor casero de citronela y de tomillo, pero le falló un poco la propuesta libre. Bueno, fallar: es un decir, ya que el nivel era realmente muy alto. Enhorabuena a todos.

(Relación con la marca: nunca recibí muestras de productos, pero sí que realicé unos pequeños trabajos para ella; si eso crea duda en sus mentes, a probar los productos Merlet, ya que la verdad está en el paladar) 

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

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François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.



Bonal, 24 heures pour changer le monde

J’imagine que cela ne sera le cas de personne ici, mais dans la liste des produits que l’on confond parfois avec le vermouth (comme l’americano, évoqué il y a peu), je retrouve fréquemment le Bonal. Après tout, si même le Lillet et le Dubonnet sont souvent considérés comme des vermouths, comment s’attendre à autre chose pour un vin aromatisé finalement bien moins connu de nos jours (sauf dans les bars de pointe).

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Tout cela est très regrettable. Il y a quelques mois, j’avais dirigé une dégustation de produits aromatisés à la quinine à Madrid, capitale d’un pays où le Bonal n’est pas distribué. De la dizaine de références souvent difficiles à trouver là-bas que j’avais présentées, le Bonal était de loin, avec le Kina L’Aéro d’Or de Tempus Fugit, le produit qui trouva le plus les faveurs du public, principalement composé de professionnels. Cela devait être l’amertume superbement contrôlée sur des notes d’orange presque mielleuse. De fait, comment résister à un Bonal sur glace, hein ? Peut-être finira-t-il par percer.

Qu’est donc le Bonal ? Comme l’étiquette l’indique, c’est un gentiane-quina. On pourrait donc le résumer ainsi : le Bonal est au vin à la quinquina ce que l’americano est au vermouth – un cousin tellement proche qu’on le prend pour son frère. La base est une mistelle, comme un grand nombre d’apéritifs français traditionnels – j’irais même jusqu’à dire que dans l’ADN de l’apéritif français, la mistelle a une place de choix, bien plus que le vin. Je ne sais pas comment l’extrait aromatique est produit aujourd’hui mais il semblerait bien qu’historiquement, un peu comme le Noilly, la macération de la gentiane, de la quinine et des autres ingrédients avait lieu directement dans la mistelle.

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Et puisqu’on parle d’histoire, celle de Bonal est assez amusante, si l’on en croit le petit livre de Jean-Louis Clade et Charles Jollès, ‘La gentiane, L’aventure de la fée jaune’. A un jour près, ce produit n’aurait jamais été inventé… En 1858, Hippolyte Bonal était novice au monastère de Saint-Bruno (ordre chartreux) et s’apprêtait à prononcer ses vœux pour devenir frère Raphaël lorsqu’il fut prié de quitter les lieux car il avait « procédé à l’accouchement d’une paysanne que la sage femme du village s’était refusée à opérer devant la gravité de la situation ». Le jeune homme de 32 ans, qui avait étudié la médecine à Lyon, s’installa dans le village tout proche de Saint Laurent du Pont en tant que médecin et herboriste. Sans doute influencé par l’élixir des chartreux et par les traditions locales, il utilisa toutes ses connaissances pour parvenir à « conserver l’arôme, le parfum, les vertus médicinales des plantes et des fruits ». Le résultat liquide de ses recherches se commercialisa 1865, sous son nom…

La suite ? Une histoire à succès qui permit à Bonal de se faufiler parmi les apéritifs, toniques ou digestifs les plus connus d’un pays qui, à l’époque, en raffole. L’entreprise finira par employer près de cent ouvriers et produira plus de deux millions de litres par an. La seconde guerre mondiale brisa la dynamique et les années suivantes lancèrent le long, lent et douloureux déclin de l’apéritif à la française, vampirisé par les anisés. Depuis maintenant près de quarante ans, c’est Dolin qui a repris la marque, la sauvant ainsi de la disparition.

Buvons à ce sauvetage, mais quoi ? Le malheur des apéritifs viniques aromatisés qui ne sont pas du vermouth, c’est qu’on tend à les utiliser à la place du vermouth dans des twists de classiques. Les résultats sont bien entendu souvent excellents, mais où est le décalage ? Je vous propose donc un cocktail qui, certes, n’est pas le plus original du monde, mais qui, au moins entraîne le Bonal sur un terrain moins commun : le tequila. Dans le Cortez the Killer, l’harmonie entre tequila et Bonal est créée, ai-je envie de dire, par le chocolat, pour un cocktail simple, mais surprenant. On me souffle que le Bonal fonctionne merveilleusement bien avec le rhum jamaïcain. Ce sera pour la prochaine fois.

Cortez the Killer (recette de Brent Butler, Blackbird, San Francisco)
* 2 oz de tequila blanco
* ¾ oz de Bonal
* ¼ oz de Crème de cacao
Préparer sur glace au verre à mélange, servir dans un verre à cocktail et garnir d’un zeste d’orange

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

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François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.



Vermouth ou americano?

2015, l’année de l’apéritif ? On a vu ces derniers mois de plus en plus de nouvelles marques de vermouth (moins en France, curieusement), l’industrie semble mettre en avant les cocktails ‘low-proof’, A la française et Le Syndicat célèbrent la culture liqueurs et spiritueux bleu-blanc-rouge, les Trophées du Bar 2015 mettent en avant de nombreux vins aromatisés et amers italiens et français… D’ailleurs, si j’ai été absent de cet espace pendant de long mois, c’est parce que j’écrivais un livre sur le vermouth pour l’Espagne (éditeurs français, je suis à l’écoute).

Le vermouth, évidemment, est peut-être, dans le monde du bar, l’apéritif que nous connaissons le mieux. Je reste tout de même frappé par la confusion qui règne quant aux produits qui ne sont pas des vermouths. Même Dave Arnold, pour citer un exemple, inclut le Lillet, originellement un (vin aromatisé au) quinquina, dans les vermouths…

Un cas plus limite est celui de l’americano, un vin aromatisé que, hormis les argentins et quelques italiens, plus personne ne connaissait jusqu’à ce que quelqu’un fasse remarquer qu’il s’agissait d’une bonne option pour remplacer le défunt Kina Lillet (discutable, cela dit en passant). D’où le triomphe du Cocchi Americano…

Mais qu’est-ce qu’un americano ? Selon la législation européenne, c’est très simple : il s’agit d’un vin aromatisé à l’armoise et à la gentiane. C’est paradoxalement ici que ça se complique… Si un vermouth doit quant à lui être aromatisé à l’armoise, l’americano n’est-il qu’un vermouth avec plus de gentiane ? Un peu comme le Punt e Mes est un vermouth au quinquina…

Aujourd’hui, les deux produits sont légalement différents. On les considère comme des cousins plutôt que des frères. Historiquement, c’était assez différent. De fait, lorsque l’americano apparaît à la fin du XIX il n’y a aucun doute : c’est un vermouth ‘truqué’. Vous connaissez peut-être la légende qui entoure le Punt e Mes, créé par hasard lorsque le barman de Carpano, distrait, interpréta un commentaire boursier comme une instruction de mélange – et trouva ainsi la proportion parfaite de vermouth et d’extrait de quinquina. A l’époque, le quinquina n’était pas la seule option : vous pouviez demander un peu de vanille, un peu de barolo, un peu de liqueur… Un des plus populaires était le vermouth aux bitters, aussi connu sous le nom d’americano. Pourquoi ? Parce que rajouter des bitters à un alcool correspond à une mode américaine : celle du cocktail. La gentiane est bien évidemment un ingrédient de base de nombreux bitters aromatiques.

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L’americano serait-il donc une adaptation italienne du Vermouth Cocktail, qui obtint une popularité telle que non seulement on l’embouteilla mais qu’elle évolua petit à petit jusqu’à prendre sa forme actuelle, plus douce ? A vous de juger…

Quoi qu’il en soit, même si les nouvelles marques d’americano ne surgissent pas à la même vitesse que celles de vermouth, la catégorie reprend du poil de la bête. A la suite du succès de Cocchi, Contratto a lancé un Americano Rosso tout à fait classique. Chez les petits artisans, on trouve l’Americano de Mauro Vergano, que je n’ai pas pu goûter mais qui, si il est aussi bon que son vermouth ou son chinato, sera fabuleux. Cocchi a innové depuis avec son délicieux Americano Rosa, à base de vin rouge, de gingembre et de pétales de rose notamment. Un apéritif incroyable avec un peu de soda qui fonctionne aussi plutôt bien en cocktail, comme le confirme la recette ci-dessous, à la fois gourmande (merci la cerise du Heering et les notes de baie du Rosa) et robuste.

Y-a-t-il un lien l’americano (vin aromatisé) et l’Americano (le célèbre cocktail) ? C’est une bonne question…

Sam Malone (recette de Ben Clemons, N° 308, Nashville)
* 45 ml de bourbon
* 45 ml de Cocchi Americano Rosa
* 15 ml de Cherry Heering
Préparer sur glace au verre à mélange, servir dans un verre rocks rempli de glaçons et garnir d’un zeste de citron. 

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

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François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.



1495: vers le plus vieux gin

Quand on parle de cocktails ou spiritueux et d’histoire, il y a deux choses à ne pas dire : « premier » et « recette historiquement exacte ». Il y a toujours un exemple plus ancien qui se cache dans les recoins d’une bibliothèque poussiéreuse et il faut toujours adapter la recette. Chez EWG, pour l’opération 1495, on a évité ces deux écueils en jouant la carte de l’honnêteté : la recette est la plus ancienne connue à ce jour, et même dans sa version ‘verbatim’, il a fallu adapter voire improviser (comment faire fonctionner un alambic moderne comme un du 15e siècle ?). Rafraichissant. On souhaite que d’autres en prennent de la graine.

1495: première recette (connue à ce jour) d'un spiritueux récréatif au genièvre.

1495: première recette (connue à ce jour) d'un spiritueux récréatif au genièvre.

L’aventure commence il y a un certain nombre d’années lorsque Philip Duff trouve dans une monographie néerlandaise sur le genièvre une recette de 1495 (ce qui est extrêmement ancien) d’un distillat de vin parfumé notamment de baies de genièvre. L’auteur de l’étude avait trouvé, Dieu sait comment, cette recette dans un manuscrit du fonds Sloane de la British Library. Il s’agissait d’un livre de recettes, principalement médicinales, compilées pour la maison d’un riche hollandais qui n’a pas pu être identifié. Riche voire richissime : la recette comporte une quantité absurde de noix de muscade, épice qui, à l’époque, n’était cultivée que sur une île au large de l’Indonésie, et qui était acheminée jusqu’en Europe par route (Vasco de Gama n’est pas encore arrivé en Inde), avec tous les périls – et les taxes – que cela implique. Le fait que la recette se trouve dans la partie cuisine du manuscrit et comporte des épices extrêmement rares indique deux choses : il s’agissait d’une préparation récréative – le plus vieil exemple connu à ce jour avec du genièvre – et, surtout, d’une manière d’afficher aux invités (certainement pas pauvres non plus) l’étendue de sa fortune.

Puisque à la base de la recette, on trouve un alcool de vin, cela ne pouvait qu’interpeller Jean-Sébastien Robicquet, fondateur d’EWG et créateur de G’Vine. Mais face aux difficultés présentées par une recette où un certain nombre de choses sont laissées à l’interprétation du lecteur, l’opération s’annonçait compliquée. Robicquet a donc décidé de s’entourer d’une équipe de spécialistes : Philip Duff, bien sûr, mais aussi gaz regan, Dave Broom et David Wondrich. Ces experts renommés ont dû notamment déterminer quel type de vin avait été originellement utilisé et lire entre les lignes pour essayer de comprendre ce qui n’était pas dans la recette. Le résultat de ce fascinant processus est le 1495 ‘Verbatim’, reproduction la plus fidèle possible de l’original. La même équipe a ensuite réinterprété ce gin pour en donner une expression moderne – 1495 ‘Interpretatio’.

J’ai eu l’opportunité de découvrir le manuscrit et les deux gins lors d’une visite à Londres organisée par EWG. En plus d’apprendre ce qui précède, j’ai donc eu la chance d’essayer ces gins que vous ne trouverez pas dans le commerce. En effet, la production a été limitée à 100 box sets en forme de manuscrits qui seront offerts à des musées, des fondations, des centres de formation… Il s’agit avant tout d’un projet éducatif qui vise à nous aider à comprendre un peu mieux l’histoire d’une catégorie entière.

Comme il fallait s’y attendre, Verbatim ne ressemble que de fort loin à un genièvre ou un gin moderne. Ce qui frappe directement c’est à quel point il s’agit d’un produit intensément sec. Le genièvre est fort discret et ce sont surtout les épices qui dominent (noix de muscade, girofle, poivre…). Avec quelques gouttes d’eau, le liquide se trouble. Interpretatio nous ramène sur un terrain plus connu, avec une présence marquée d’agrumes et des notes de pin. Mais, comme Dave Broom l’a souligné lors d’une présentation très imagée, on a aussi un peu l’impression de se promener en forêt. La finale est longue et intense, avec un retour des épices. Les deux expressions font 45° et sont présentées dans le box set dans des flacons de 20 cl.

Il est possible d’acquérir 1 box set à l’occasion d’une vente aux enchères en faveur de l’œuvre caritative de la Gin Guild, The Benevolent. Faites parvenir vos offres en livres sterling avant le 1er janvier 2015 à 1495GINBID@gmail.com Histoire de s’assurer qu’une œuvre sans esprit de lucre soit doublement caritative.

Photos du lancement par Addie Chinn.

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

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François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.



1495: La ginebra más antigua

Cuando hablamos de cócteles o de destilados y de historia, hay dos cosas que mejor no decir: "primera" y "receta históricamente exacta." Siempre hay un ejemplo más antiguo escondido en los recovecos de una biblioteca llena de polvo y siempre hay que adaptar la receta. En EWG (los de G’Vine y La Quintinye), para la operación 1495, evitaron estas trampas al jugar la carta de la honestidad: lo dicen claramente, la receta es la más antigua conocida hasta la fecha, e incluso para la versión «Verbatim», tuvieron que hacer adaptaciones o improvisar (¿cómo utilizar un alambique moderno como uno del siglo XV?). Actitud refrescante. Esperamos que otros tomen nota. 

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     La receta más antigua… hasta la fecha.

La receta más antigua… hasta la fecha.

La aventura comienza hace unos cuantos años, cuando Philip Duff descubre, en una monografía sobre el jenever holandés, una receta de 1495 (lo que es muy antiguo) para un destilado de vino perfumado, entre otras cosas, con bayas de enebro. El autor había encontrado, Dios sabe cómo, esta receta en un manuscrito del fondo Sloane de la British Library. Se trataba de un libro de recetas, principalmente medicinales, compiladas por la casa de un rico holandés que no pudo ser identificado. Rico o riquísimo:  la receta tiene una cantidad absurda de nuez moscada, especia que, en su momento, sólo se podía encontrar en una isla frente a las costas de Indonesia, y llegaban a Europa por tierra (Vasco Gama todavía no había llegado a la India en barco), con todos los peligros - y los impuestos - que ello implicaba. El hecho de que la receta está en la parte cocina del manuscrito e incluya especias extremadamente raras indica dos cosas: que era una preparación recreativa – la más antigua conocida hasta la fecha con enebro - y una manera de mostrar a los invitados (a buen seguro tampoco muy pobres ellos) el tamaño de su fortuna. 

Ya que en la base de la receta encontramos un destilado de vino, tenía que llamar la atención de Jean-Sebastien Robicquet, fundador de EWG y creador de G'Vine. Pero frente a las dificultades presentadas por una receta donde un cierto número de cosas se dejan a la interpretación del lector, la cosa se anunciaba complicada. Robicquet decidió rodearse de un equipo de especialistas: Philip Duff, por supuesto, pero también gaz regan, Dave Broom y David Wondrich. Estos expertos de renombre tuvieron que decidir cosas como el tipo de vino que se utilizó originalmente y leer entre líneas para tratar de entender lo que no estaba en la receta. El resultado de este proceso fascinante es 1495 ‘Verbatim’, reproducción lo más fiel posible del original. El mismo equipo luego reinterpretó esta ginebra para dar con una expresión moderna - 1495 ‘Interpretatio’. 

Tuve la oportunidad de descubrir el manuscrito y  las dos ginebras en una visita a Londres, organizada por EWG. Además de aprender lo que acabo de contarles, tuve la oportunidad de probar estas ginebras que no encontrarán en las tiendas. De hecho, la producción es limitada a 100 box set en forma de manuscritos que se ofrecerán a los museos, fundaciones, centros de formación ... Este es principalmente un proyecto educativo que tiene como objetivo ayudar a comprender un poco más la historia de toda una categoría. 

Como era de esperar, Verbatim está muy lejos de ser un jenever o una ginebra moderna. Lo que llama la atención de inmediato es que se trata de un producto intensamente seco. El enebro es muy discreto y son sobre todo las especias las que dominan (nuez moscada, clavo, pimienta ...). Con unas gotas de agua, el líquido se enturbia. Interpretatio nos lleva a un terreno más familiar, con cítricos y notas muy presente de pino. Pero como Dave Broom señaló en una presentación muy metafórica, es también como si nos adentráramos en un bosque oscuro. El final es largo e intenso, con presencia marcada de las especias. Ambas versiones tienen 45° y se ofrecen en el Box Set en botellas de 20 cl. 

Es posible comprar un box set a través de una subasta a favor de la obra caritativa de la Gin Guild, The Benevolent. Envíe sus ofertas en libras esterlinas antes del 1 de enero 2015 a: 1495GINBID@gmail.com Para asegurarse de que este magnifico trabajo sin afán de lucro sea también una obra de caridad.

Photos del Launch Party: Addie Chinn

François Monti est journaliste spécialisé en cocktails et spiritueux. Il collabore régulièrement à Ginger Magazine et à Havana Cocteles, ainsi qu'à de nombreuses publications. Après la pamphlet 'Prohibitions' en 2014, il publie au printemps 2015 '101 Cocktails'. En Espagne, il est l'auteur de 'El Gran Libro del Vermut'. Il est aussi traducteur. Son blog, Bottoms Up, est un site de référence. Il est aussi membre fondateur de la revue littéraire Fric Frac Club et a traduit plusieurs livres.

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François Monti es un periodista y escritor belga afincado en Madrid. Colabora en la revista francesa Ginger y en la web Havana Cocteles. Su primer libro en castellano es 'El Gran Libro del Vermut' Ha publicado en Francia 'Prohibitons' y '101 Cocktails'. Lleva el blog Bottoms Up en dos idiomas y escribe para Coctelería Creativa. Es también traductor.